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Statut du bailleur privé 2026 : le nouveau cadre fiscal pour relancer l’investissement locatif

Publié le : 29 janvier 2026
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Statut du bailleur privé
Plan de l'article

Avec le projet de loi de finances pour 2026, le gouvernement acte la création d’un statut du bailleur privé (SBP) parfois désigné sous le nom de « statut Jeanbrun ». Porté politiquement au plus haut niveau de l’État et intégré au texte via l’article 12 octies rectifié, ce nouveau statut vise un objectif clair : relancer l’investissement locatif privé, en particulier dans le logement collectif neuf.

Dans un contexte de crise du logement et après la fin des anciens dispositifs de défiscalisation, le statut du bailleur privé vise à apporter un cadre fiscal plus lisible et plus pérenne pour les investisseurs, en soutenant une stratégie patrimoniale de long terme.

Important : les modalités définitives du statut du bailleur privé sont susceptibles d’évoluer lors des décrets d’application.

Le statut du bailleur privé : un nouveau régime fiscal, pas un dispositif de défiscalisation

Le statut du bailleur privé n’est ni un nouveau Pinel, ni une niche fiscale temporaire.
Il s’agit d’un régime fiscal de droit commun aménagé, fondé sur un mécanisme d’amortissement, applicable aux investisseurs qui s’engagent dans la location longue durée.

 Le principe est simple : plutôt que de promettre une réduction d’impôt ponctuelle, le statut du bailleur privé permet de réduire durablement l’imposition des revenus locatifs, en tenant compte de l’usure économique du bien.

Un statut recentré sur le logement collectif neuf

Selon le texte issu du 49-3, le statut du bailleur privé s’applique aux logements acquis en VEFA entre la publication de la loi de finances 2026 et le 31 décembre 2028.

Il concerne en priorité :

  • le logement collectif neuf,
  • et, sous conditions, certains biens assimilés à de l’ancien (rénovation lourde).

Objectif : redonner de la visibilité aux particuliers qui souhaitent réaliser un investissement locatif neuf et sécuriser leur cadre fiscal sur plusieurs années.

Le cœur du dispositif : l’amortissement fiscal

Le levier principal du statut du bailleur privé repose sur un amortissement fiscal du bien, calculé sur une partie de sa valeur.

Taux d’amortissement

Logement collectif neuf En cas de rénovation assimilée à l’ancien
3,5 % par an 3 % par an
amortissement appliqué sur 80 % de la valeur du bien avec majoration possible selon le type de loyer

 

Modulation selon le type de loyer

Le taux d’amortissement peut être majoré de 1 ou 2 points lorsque le logement est loué :

  • en loyer social,
  • ou en loyer très social, via le dispositif Loc’Avantages.

👉 Les conditions de location sont soumises à des plafonds de ressources du locataire et plafonds de loyer en 2026 qui seront basés sur le barème du LLI/Pinel.

Pour l’investisseur, l’enjeu est de piloter l’équilibre entre loyer, demande locative et avantage fiscal, afin d’optimiser son rendement locatif dans une logique de stratégie patrimoniale.

Des plafonds clairs pour sécuriser le dispositif

Le législateur a souhaité encadrer le statut pour en faire un outil stable et soutenable.

Plafond de l’amortissement

  • 8 000 € par an pour un logement loué avec un loyer LLI (ex-loyer Pinel)
  • Majorations possibles :
    • 2 000 € en loyer social
    • 4 000 € en loyer très social

Imputation sur le revenu global

  • L’amortissement peut être imputé sur le revenu global, dans la limite de
    10 700 € par an

C’est un point clé : le statut du bailleur privé permet non seulement de réduire l’imposition des loyers, mais aussi d’alléger l’impôt sur le revenu global, dans un cadre maîtrisé.

Des contreparties clairement définies

Pour bénéficier du statut du bailleur privé, l’investisseur s’engage à respecter plusieurs règles structurantes :

  • engagement de location de 9 ans minimum,
  • respect de plafonds de loyers (LLI, social ou très social),
  • interdiction de louer à un ascendant ou descendant, jusqu’au 2ᵉ degré inclus,
  • location à usage de résidence principale.

Ces contreparties assurent :

  • une cohérence avec la politique du logement,
  • une forte demande locative,
  • et une stabilité du cadre fiscal.

Pourquoi ce nouveau statut change la donne pour les investisseurs ?

Le statut du bailleur privé version 2026 apporte enfin :

✔️ un cadre fiscal pérenne,

✔️ un mécanisme lisible basé sur l’amortissement,

✔️ une vraie visibilité à long terme, utile pour sécuriser un rendement locatif,

✔️ une compatibilité naturelle avec le logement neuf,

✔️ un alignement entre intérêt privé et politique du logement.

Il marque une rupture avec les dispositifs temporaires et redonne de la confiance aux investisseurs particuliers.

En résumé : ce qu’il faut retenir du statut du bailleur privé 2026

  • Un nouveau régime fiscal, pas une niche
  • Basé sur l’amortissement du bien
  • Applicable aux acquisitions en VEFA jusqu’en 2028
  • Modulé selon le niveau de loyer (LLI, social, très social)
  • Avec un engagement locatif de 9 ans

Statut du bailleur privé et LLI : une combinaison à l’étude

Le Logement Locatif Intermédiaire (LLI) pourrait devenir cumulable avec le statut du bailleur privé !

Si cette disposition n’est pas encore officiellement actée, le texte définitif et ses mesures d’application restant à paraître, elle représenterait un levier majeur pour les investisseurs en combinant le statut du bailleur privé avec des avantages propres au LLI, notamment la TVA réduite à 10 % (sous conditions) et un crédit d’impôt lié à la taxe foncière pouvant s’étendre jusqu’à 20 ans (selon les cas).

Cette perspective renforcerait encore l’attractivité de l’investissement locatif neuf, en offrant un cadre à la fois sécurisé, lisible et fiscalement optimisé. Dans l’attente de la confirmation réglementaire, elle témoigne néanmoins d’une volonté des pouvoirs publics de soutenir l’investissement locatif privé dans un contexte de forte tension sur le marché du logement.

FAQ – Statut du Bailleur Privé (SBP)

Qu’est-ce que le statut du bailleur privé (SBP) ?

Le statut du bailleur privé est un nouveau régime fiscal créé par la loi de finances pour 2026. Il s’adresse aux particuliers qui investissent dans un logement destiné à la location longue durée, principalement dans le collectif neuf, en contrepartie d’un engagement locatif et de loyers plafonnés.
Il repose sur un mécanisme d’amortissement fiscal, et non sur une réduction d’impôt ponctuelle.

Le Statut du bailleur privé remplace-t-il le dispositif Pinel ?

Non juridiquement, mais oui dans les faits.
Le SBP ne fonctionne pas comme le Pinel (pas de réduction d’impôt liée au prix du bien), mais il constitue le nouveau cadre fiscal de référence pour les investisseurs souhaitant louer dans le neuf avec une fiscalité maîtrisée.

Comment fonctionne l’amortissement dans le cadre du Statut du bailleur privé ?

Le SBP permet d’amortir une partie de la valeur du logement chaque année :

  • 3,5 % par an pour un logement collectif neuf (sur 80 % de la valeur),
  • avec des majorations possibles selon le type de loyer pratiqué.

Cet amortissement vient réduire l’imposition des revenus locatifs, et peut également être imputé sur le revenu global, dans des plafonds définis par la loi.

Quels sont les plafonds fiscaux du statut du bailleur privé ?

Le dispositif prévoit :

  • un plafond d’amortissement annuel de 8 000 € pour un logement loué avec un loyer intermédiaire,
  • des majorations possibles en cas de loyer social ou très social,
  • une imputation sur le revenu global plafonnée à 10 700 € par an.

Ces plafonds garantissent un cadre fiscal stable et sécurisé.

Quels types de logements sont éligibles au statut du bailleur privé ?

Le statut du bailleur privé s’applique principalement :

  • aux logements collectifs neufs, acquis en VEFA,
  • aux acquisitions réalisées entre la publication de la loi de finances 2026 et le 31 décembre 2028.

Certaines rénovations lourdes assimilées à de l’ancien peuvent également être concernées.

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